MIXPRIM

 

L'idéologie maternelle hante les professions de la prime enfance. Imposant à tous une morale en énonçant les normes sociales des métiers, elle postule la primauté de la mère dans l'éducation de l'enfant. Contraire au développement d'une société égalitaire, cette partition des domaines réservés aux femmes bloque le progrès de la mixité dans les métiers et conforte la permanence des stéréotypes de sexe : les filles s'orientant massivement dans ce secteur et s'interdisant la majorité des autres, les garçons s'excluant de ce domaine pour viser tous les autres.

L'impact de ce type de ségrégation de sexe déborde largement les limites de la sphère professionnelle en engageant tout au contraire l'ensemble de l'organisation sociale fondée sur l'assignation des femmes à la sphère domestique et aux soins des enfants y compris donc lorsqu'elles exercent une activité salariée.

Ce constat ouvre un chantier qui explore les inerties comme les changements, expose les représentations, et interroge l'expérience des hommes pionniers dans un secteur féminin par tradition.
Pour accéder au rapport final

Un des résultats du projet MIXPRIM a été une publication d’un article en anglais dans l’International Journal of Social Sciences Sudies (IJSSS) qui a valu une invitation à l’America International Conferences on Education, Research & Development à New York (AICERD- 2019).

Cette rencontre internationale est un moyen de nouer de nouveaux contacts en vue d’enrichir les partenariats potentiels pour la recherche dans les axes 3 et 5.

Projet porté par Sophie DEVINEAU, DYSOLAB
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