LES AXES DE RECHERCHE THEMATIQUES

Axe 1. Patrimoine, mémoire, modernité

Parmi les grands défis du XXIe siècle, le développement d’une qualité de vie pour les populations s’appuie sur la vitalité d’une vie culturelle foisonnante existant dans les territoires et sur la présence de potentiels patrimoniaux de toute nature. La mise en valeur de ces atouts patrimoniaux, culturels et naturels, matériels et immatériels, contribue à rendre les espaces de vie séduisants et participe à la mise en place sur le long terme d’un positionnement attractif à l’échelle locale et internationale.

La structuration des recherches menées dans l’axe 1 « Patrimoine, Mémoire, Modernité » s’élabore autour de quatre thématiques : (1) « Récits, discours » ; (2) « Traces et mémoires des territoires » ; (3) « Patrimoine : passé, présent, futur » ; (4) « Arts et culture ».


 

Axe 2. Territoires, mondialisation, régulation

Cet axe étudie les spécificités territoriales au travers de différentes échelles géographiques : zones urbaines, périurbaines, ensembles régionaux ou internationaux. Les questions de recherche relatives à la mobilité et aux flux qui relient les territoires les uns aux autres seront également abordées. Enfin, un point essentiel de cet axe relève des politiques publiques et des régulations concernant la manière dont les territoires s'organisent, réagissent et sont gérés.

La poursuite du caractère multidisciplinaire des recherches sera favorisée en travaillant sur la base de trois sous-axes qui se caractérisent par leur transversalité : (1) Gouvernement et développement des territoires, (2) Flux, mobilités, réseaux, (3) Perceptions et représentations territoriales.
 

Axe 3. Travail, organisations, formation

Les questions de travail, d’organisations ou de formation sont au cœur de la vie économique et sociale de la Région. Ces questions ne sont bien sûr pas étrangères à des problématiques plus générales qui traversent les débats publics aux niveaux national ou international. Les recherches menées dans l’axe 3, par leur diversité, s’en font l’écho au-delà du seul cadre haut-normand. Les recherches s’organiseront ainsi, pour cet axe, en deux sous-axes. Le premier est relatif aux questions d’orientation, d’éducation et de formation (1) ; le second concerne l’emploi, les organisations et la gouvernance (2).
 

Axe 4. Santé et société

L’axe 4 propose d’aborder la santé comme une construction aux dimensions multiples. A l’interface des problématiques environnementales et humaines, la santé met en jeu un grand nombre de questionnements contemporains sur l’individu, les collectifs, les environnements, les politiques ou encore les représentations. L’objectif de l’axe « Santé et Société » est donc d’aborder ces questionnements en associant des disciplines comme l’histoire, le droit, la psychologie, la géographie, les STAPS, la sociologie, les sciences de l’éducation, etc. De cette manière, il s’agit de préciser la complexité des modalités sociales, culturelles, historiques, cognitives, spatiales, économiques et politiques dans l’explication des faits de santé. Ces orientations de recherche seront développées au sein de trois sous-axes : (1) Handicaps, (2) Risques sanitaires et (3) Vulnérabilités, Parcours de vie, parcours de soins.
 

Axe 5. Identités, inégalités, genre

Nous vivons dans des sociétés multiculturelles, multiethniques et où les problèmes liés à la citoyenneté et aux identités sont d'une actualité brûlante et questionnent quotidiennement les enseignant-e-s et les chercheurs et chercheuses en sciences humaines et sociales. La sociologie, l'histoire, la linguistique, le droit et l’étude des aires culturelles sont appelés à se confronter à des problématiques nouvelles et à mettre leurs savoirs à la disposition des décideur-e-s politiques. Les recherches sur les questions de « Identités, inégalités, genre » ont été rassemblées dans un axe thématique autour de trois sous-axes : (1) Genre, (2) Plurilinguisme, pluriculturalisme, migrations, (3)  Pouvoir, citoyenneté, démocratie.
 

Axe transversal. Humanités numériques

Les technologies numériques en Sciences Humaines et Sociales modifient l’accès aux données et à leur interprétation. Avec le numérique, l’accès au plein texte et au corpus est enfin possible, ce qui engage un nouveau rapport à l’empirique dans une démarche déontologique de constitution et d’analyse des données.
Dans le droit fil des humanités numériques, les programmes de recherche développés dans le GRR CSN sont pour beaucoup en prise avec les problématiques numériques et intègrent tous, de près ou de loin, les potentialités qu’offre le numérique en matière de recherche.
On peut citer pour exemples les travaux des juristes sur la cyberguerre, des historiens sur l'édition de corpus (ENorME, Charcis, DocExplore), des géographes avec la constitution de bibliothèques de modèles et de bases de données électorales, et bien sûr de beau travail accompli autour de l'enrichissement et du perfectionnement des sites centrés sur l’œuvre de Flaubert.
Ces apports apportent un éclairage nouveau aux connaissances et proposent une mise à disposition des données auprès de toute la communauté scientifique.