Séminaire transversal (ENEE)

 

Séminaire transversal

Ethique, Narrativité, Environnement et Empowerment (ENEE)


Volet : « Vieillissement, participation sociale et empowerment »

 
Webinaire un mercredi par mois de septembre à décembre 2021.

Horaires :

11h30-13h30 Québec
15h30-17h30 Dakar (16h30-18h30 à compter du 31 octobre 2021)
17h30-19h30 Rouen

Pour se connecter :

ZOOM link : https://bit.ly/393lAh9
ID 621 6399 1476
Code 106012

 

PROGRAMME AUTOMNE 2021

 

Mercredi 15 septembre 2021

Titre de l’intervention : « Vieillissement et pouvoir d’agir : la force du collectif »  

Conférencier : Bernard Ennuyer (Université de Paris V-Sorbonne)
Docteur en sociologie EHESS, habilité à diriger des recherches à l’Université de Paris 5 Sorbonne, ancien directeur d’un service d’aide et de soins à domicile à Paris XVIIe, membre du centre de recherches des Cordeliers à l’Université de Paris, Equipe d’Accueil ETRES depuis 2019, membre du comité national d’éthique de l’association APF France Handicap.

La conférence sera suivie d’une discussion avec le public.
 

Mercredi 20 octobre 2021

Titre de l’intervention : « Sociologie du vieillissement et de la démence : Repenser le concept de personne » 

Conférencière : Emilie Dionne (Université Laval Québec)
Chercheuse d'établissement à VITAM (Centre de recherche en santé durable, au Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de la Capitale-Nationale. Ses recherches portent sur: l'accès aux soins de santé pour les groupes vulnérables, l'intégration des déterminants de la santé dans l'offre et l'organisation des soins de santé et la recherche en santé, la relation de soin et les soins axées sur la personne, l'intégration des arts en recherche et les impacts du tournant numérique sur la santé, les soins et leur organisation, notamment pour certains groupes populationnels comme les personnes vieillissantes.

 
 
Résumé : Dans les sociétés occidentales, le concept de « personne » tend à occuper une place centrale, hautement symbolique, pour assurer le respect de l’autonomie et de la dignité d’un individu. C’est un concept-clé des institutions démocratiques, comme la justice et les soins de santé. Dans le domaine de la biomédecine, le concept a récemment connu une grande effervescence, puisqu’il est de plus en plus utilisé pour repenser le soin biomédical, soit le rapport du médecin au patient, en assurant la reconnaissance du patient comme personne complète, non défini par sa maladie, une personne apte à comprendre, prendre des décisions qui concernent sa santé et s’impliquer dans ses soins, et enfin, le besoin d’œuvrer à éduquer la personne, l’impliquer dans les soins et la prise de décision, respecter son autonomie, ses valeurs, sa dignité. La promotion de l’autonomie et de la dignité des personnes est certainement quelque chose à louer. Toutefois, elle peut aussi comporter d’importants écueils et des conséquences indésirables. Qu’est-ce que la personne, au fond? Cette question alimente toujours la réflexion dans le champ de la philosophie et chaque théorisation apporte son lot de complexité, en plus d’ouvrir la voie à de l’exclusion. Les vieillissements constituent notamment des expériences liminales s’inscrivant souvent en porte-à-faux avec les conceptions de la personne. Dans ce séminaire, nous aborderons les travaux de la sociologie de la démence et du vieillissement des sociologues Deborah O'Connor and Ruth Bartlett (Broadening the Dementia Debate: Towards Social Citizenship) pour ouvrir une réflexion sur le concept de personne, ses limites, d’autres propositions, et une réflexion concernant le rôle attendu de la narration (le récit de soi et la capacité à donner un récit de soi) sous-jacent au concept de personne.  
 

Mercredi 17 novembre 2021 (à confirmer)

 
Atelier de réflexion autour de « Vieillissement, éthique et littérature : quel apport des récits ? », animé par Thierry Belleguic (U. Laval Québec Littérature), Anne Boissel (U. Rouen Normandie Psychologie), Babacar Diop (U. Cheikh Anta Diop Dakar Philosophie), Annie Hourcade Sciou (U. Rouen Normandie Philosophie). La séance s’inscrira dans le cadre d’une approche en éthique narrative et visera à dégager des éléments de réflexion sur le vieillissement à partir d’un texte ou de plusieurs textes littéraires, classiques ou contemporains. Le format atelier favorisera, tout au long de la séance, les échanges avec le public.
 

Mercredi 15 décembre 2021 (à confirmer)

Titre de l’intervention : « Les défis de la prise en charge des personnes âgées en milieu urbain sénégalais »

Conférencier : El Hadji Malick Sy Camara (UCAD)
Socio-anthropologue, enseignant-chercheur à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, chercheur à l’UMI 3189, équipe Santé et Transition démographique (SETA) et GIRCI.

La conférence sera suivie d’une discussion avec le public.
 
Résumé : Le vieillissement de la population est devenu une tendance mondiale.  Le Sénégal, dans une phase de transition démographique, voit sa population des personnes âgées (PA) augmentée de façon significative. En effet, cette croissance démographique des PA (3,5%)- qui dépasse largement celle nationale (2,5%) -témoigne du dynamisme démographique de cette catégorie de la population. En 2015, les personnes âgées représentaient 4,75% de la population contre 5,4% en 2017 et selon les prévisions cette population sera à 8,3% de la population générale en 2050.  Il convient de souligner que le vieillissement de la population s’accompagne d’une augmentation de la proportion des personnes souffrant de maladies chroniques et de l’augmentation des besoins en termes de soins palliatifs. Toutefois, l’accès des personnes âgées aux services de santé adéquats est un défi majeur même si l’État a mis en place depuis 2006 le « plan Sésame » pour améliorer la prise en charge sanitaire des PA. En effet, le milieu urbain, en s’agrandissant, entraîne un relâchement du contrôle social, le développement de l’individualisme mais surtout la rupture entre socialisation, l’éducation et intégration économique. L’une des premières conséquences de l’espace urbain est le relâchement des liens qu’il impose à la famille. Cette situation conduit généralement à des formes de « disqualifications sociales » avec la phase de fragilité, la phase de dépendance, et la phase de marginalisation.